CODE D’ÉTHIQUE
Code d’éthique
Dharma City est un centre bouddhiste, un lieu unique qui accueille toute personne souhaitant étudier et pratiquer les enseignements authentiques du Bouddha, selon la lignée du Longchen Nyingthik du monastère de Dzogchen. À ce titre, l’harmonie au sein de la communauté est particulièrement importante, et les directives suivantes ont pour but de créer un environnement harmonieux et bienveillant.
En outre, l’organisation à but non lucratif Dzogchen Gelek Palbar Ling, l’entité juridique supervisant Dharma City, fait partie de l’Union bouddhiste belge (UBB) et, à ce titre, elle suit la Charte éthique et déontologique définie par l’UBB.
En cas de signalement, les étapes de la procédure interne du Centre sont décrites ci-dessous.
En savoir plus
Charte éthique et déontologique de l'UBB
Comportements inappropriés et abus dans les communautés bouddhistes
Version: 27-04-2021 – Union Bouddhiste Belge
- Le constat
Les comportements inappropriés et abus peuvent revêtir différentes formes : économiques, physiques, psychiques, sexuelles, institutionnelles ou structurelles.
Nous sommes conscients que, dans le contexte spirituel, des formes de comportements inappropriés et d’abus peuvent se produire. Or, il est essentiel que chaque pratiquant(e) puisse rencontrer le Dharma dans un environnement respectueux, sûr et bienveillant.
À cette fin, chaque personne exerçant une responsabilité de gestion ou d’enseignement au sein des associations membres de l’Union Bouddhique Belge, est tenue de veiller au respect par tous de la présente charte. Celle-ci est basée sur l’exigence d’éviter toute souffrance et de promouvoir le souci du bien-être d’autrui.
Les statuts de l’Union Bouddhiste Belge imposent à chaque association membre de veiller au respect en son sein de cette charte et à chaque enseignant(e) de s’y conformer. En outre l’Union Bouddhiste Belge met des personnes de confiance à disposition des pratiquant(e)s qui souhaiteraient une écoute en dehors de leur communauté d’origine ou qui souhaiteraient un suivi par la Commission éthique et déontologique organisée en son sein.
- Politique générale de l’Union Bouddhiste Belge
Cette politique s’articule autour de trois axes : recherche de qualité, politique de prévention et procédure à suivre en cas de signalement.
2.1. Objectif de qualité
-Approfondir périodiquement la présente charte grâce aux apports des associations
-Sonder et examiner la situation générale actuelle.
-Favoriser l’échange de bonnes pratiques avec les associations membres de l’Union Bouddhique Européenne
-Questionner et évaluer les narratifs[1] historiques, culturels et sociétaux qui induisent ou légitiment des comportements pouvant générer de la souffrance.
-S’entourer d’avis d’experts externes
2.2. Politique de prévention
- Conditionner l’adhésion des associations à l’UBB et la désignation en tant que conseiller bouddhique à la signature de la présente charte.
- Organiser des activités de formation et mettre à disposition de l’information en rapport avec la problématique du comportement inapproprié à destination des responsables des associations en offrant entres autres des formations, forums et échanges de bonnes pratiques.
- Encourager les associations à débattre en interne de cette problématique et à afficher dans leurs locaux et sur leur site :
- le texte de la présente charte ;
- les coordonnées des Personnes de contact intégrité à disposition des pratiquant(e)s en leur sein, ainsi que celles des Personnes de contact intégrité mandatées par l’UBB.
- Aider les associations qui en feraient la demande à mettre en place les mécanismes adéquats de vigilance et à rédiger un règlement d’ordre intérieur adapté à cet objectif.
- Publier sur le site web de l’UBB les coordonnées de points de contact externes indépendants spécialisés.
- Publier sur le site web de l’UBB les coordonnées de personnes (H et F) de confiance dans chacune des trois communautés linguistiques.
- Dresser une liste de thérapeutes et d’associations de référence.
2.3. Procédure à suivre en cas de signalement
- Dès qu’un comportement inapproprié ou un abus est porté à la connaissance de l’UBB, comme au cas où des indices sérieux de tels comportements apparaissent, les organes de l’UBB chargent la Commission éthique et déontologique :
- d’entendre la victime présumée ;
- de consulter les responsables de l’association concernée ;
- de prendre les dispositions utiles en vue d’assurer l’intégrité de toute personne concernée ;
- de mener une mission d’information en vue de documenter à bref délai le conseil d’administration afin de lui permettre d’évaluer :
- les initiatives à envisager en vue de procurer à la victime l’aide appropriée à sa situation spécifique ;
- les démarches à accomplir vis-à-vis de l’auteur des faits et de l’association concernée ;
- l’existence potentielle d’une infraction pénale et donc la nécessité ou non de dénoncer les faits aux services de police dans le cas où la victime s’en abstiendrait ;
- en cas de plainte au pénal, l’opportunité ou non de lever la suspension des fonctions.
- En cas de plainte au pénal, sans préjudice à la présomption d’innocence mais dans un souci de précaution, prévoir contractuellement – pour le conseiller / la conseillère boud-dhique rémunéré(e) par l’État – l’obligation de suspendre immédiatement l’exercice de ses fonctions. Encourager les associations à adopter la même règle vis-à-vis de leurs enseignant(e)s ou accompagnant(e)s bénévoles ou dont la rémunération n’est pas à charge de l’État.
- Si l’auteur(e) des faits et/ou l’association dont il/elle dépend conteste(nt) les décisions prises par le conseil d’administration de l’UBB, il leur est loisible d’en appeler à l’arbitrage de l’assemblée générale, qui désignera le cas échéant les membres d’une commission spéciale à l’intérieur de l’UBB chargée de lui faire rapport.
- Comportements inappropriés et abus
3.1. Introduction
Les comportements inappropriés et abus sont un phénomène largement répandu dans la société. La plupart ont lieu au sein de la famille, mais ils se produisent aussi dans les institutions, organisations, associations et clubs (sportifs) ou dans l’environnement professionnel. Les milieux convictionnels ne sont pas non plus épargnés par ce phénomène.
ABUS : toute forme de comportement inapproprié, qu’il soit verbal, non verbal ou physique, intentionnel ou non intentionnel, lorsqu’il n’y a pas de consentement mutuel, et/ou qui a été imposé d’une manière ou d’une autre, et/ou lorsque la victime est mineure ou dans une relation de dépendance.
L’environnement spirituel se caractérise par plusieurs facteurs susceptibles de donner lieu à des comportements inappropriés ou à des abus et de les faire perdurer (position, charisme et « solitude » de l’accompagnateur, vulnérabilité et dévotion de la personne accompagnée, intimité de la relation d’accompagnement, profondeur du processus d’évolution spirituelle qui touche de nombreux aspects de la personne, etc.).
Les comportements inappropriés et abus :
- provoquent beaucoup de douleur, de souffrance et d’effets négatifs pour les intéressés et pour leur communauté,
- sont incompatibles avec les règles de vie éthiques de la tradition bouddhiste, règles qui impliquent que des relations ne peuvent causer de dommage ni à des tiers ni à soi-même ;
- manifestent le plus souvent un problème structurel au sein de la communauté (ignorance, déni, communication interne peu claire, rumeurs, relativisation des faits, secret, etc.).
En évaluant les comportements d’un enseignant bouddhiste, il est nécessaire de faire preuve de discernement. Tout en gardant à l’esprit l’importance de préserver la nature de l’enseignement bouddhiste visant à démasquer les tendances égotiques de l’esprit, il est utile de souligner que l’abus ne peut jamais être qualifié d’enseignement bouddhiste. En cas de signalement à une Personne de contact intégrité de l’UBB d’infractions potentielles à la charte actuelle, la Commission éthique sera consultée pour qualifier les faits signalés.
3.2. Formes d’abus
Introduction
Une relation peut être abusive en raison d’abus sexuel ou de violence physique. Elle peut également inclure des abus émotionnels, sociaux, financiers, institutionnels et spirituels. L’abus peut émaner aussi bien de responsables spirituels et administratifs vis-à-vis de membres de la communauté que de membres de la communauté vis-à-vis de responsables. Les administrateurs s’engagent à prendre en compte toute situation d’abus envers toute personne membre de la sangha, y compris les bénévoles, les enseignant(e)s ou les salarié(e)s.
Il existe dans les différentes traditions des pratiques (upayas) séculaires qui peuvent être perçues comme violentes ou abusives – par exemple l’usage du kyosaku (bâton d’éveil) dans le bouddhisme zen – mais qui sont au contraire directement inspirées par la sagesse et la compassion.
De telles pratiques peuvent être perçues, notamment par des thérapeutes de formation occidentale, comme violentes alors qu’elles sont essentiellement dictées par la compassion. Il est important de comprendre et d’expliquer que le contexte du Dharma et le contexte thérapeutique sont radicalement différents.
Responsabilités multiples : le fait qu’un(e) responsable remplisse différentes fonctions (« double, triple … casquette ») peut avoir des conséquences néfastes pour les personnes concernées et l’ensemble de la sangha. Être à la fois guide spirituel et thérapeute d’une même personne peut, dans le cas d’un(e) enseignant(e) par exemple, compliquer la relation élève / enseignant(e), semer la confusion dans les esprits et miner l’harmonie au sein de la sangha. Les enseignant(e)s doivent rester vigilant(e)s, être conscient(e)s de leurs limites et examiner attentivement les conséquences et les dangers de la multiplicité des rôles joués par un(e) responsable. Sont à envisager dans ce cadre : les relations amoureuses (voir : 3.3.2 Principes de précaution), les relations financières (voir : 3.7 Abus financier), les amitiés intimes, les relations thérapeutiques et professionnelles.
3.3. Comportements inappropriés et abus à caractère sexuel
3.3.1.Définitions utilisées [2]
Qu’entend-on par « comportement sexuel inapproprié ?
Comportement sexuel inapproprié : toute forme de comportement sexuel ou de rapprochement sexuel, au sens verbal, non verbal ou physique, ne répondant pas à au moins un des six critères suivants : consentement mutuel, caractère volontaire, équivalence des personnes, adéquation au contexte, adéquation à l’âge ou au développement des personnes concernées et, enfin, sauvegarde de l’estime de soi de la personne impliquée.
Qu’entend-on par « abus sexuel » ?
On entend par « abus sexuel » toute forme de comportement sexuel inapproprié, qu’il soit verbal, non-verbal ou physique, intentionnel ou non intentionnel, pour lequel il n’existe pas de consentement mutuel et/ou qui d’une manière ou d’une autre est imposé, et/ou où la victime est beaucoup plus jeune ou se trouve dans une relation de dépendance.
Qu’entend-on par « grooming » ?
On appelle « grooming » le processus dans le cadre duquel l’auteur isole sa victime et la prépare sciemment à l’abus. L’auteur s’efforce peu à peu de gagner la confiance de sa victime et d’estomper systématiquement les frontières entre eux. Ce processus peut durer des semaines, des mois, voire des années. L’auteur essaie de se rapprocher progressivement, de manière à faire taire la victime. Le processus de grooming est insidieux, car il donne l’impression que la victime « collabore de son plein gré » à l’abus.
3.3.2. Principe de précaution
Dans la relation d’enseignement, il n’y a pas « d’équivalence des personnes » dans le sens où elles n’exercent pas les mêmes responsabilités et où l’enseignant(e) est en position de pouvoir en sorte que, dans son chef, toute démarche de séduction ou toute approche sexuelle est inappropriée. L’enseignant(e) est un(e) “ami(e) spirituel(le)” qui guide, accompagne et protège les membres de la Sangha. Conscient de son rôle et de sa responsabilité, il adopte dans ses rapports avec ses disciples un comportement irréprochable, exempt de propos ambigus ou inappropriés. Il s’abstient également de questions ou de confidences inopportunes. Peu importe que les personnes concernées partagent un sentiment d’égalité ou même que l’étudiant soit à l’initiative du rapprochement, toute relation sentimentale entre un(e) enseignant(e) et un(e) pratiquant(e) est susceptible de compromettre le déroulement adéquat de la relation d’enseignement et peut être cause de souffrances pour les deux personnes, comme pour toute autre personne concernée par la situation et même pour la Sangha dans son ensemble. Dès lors, la relation d’enseignement doit être suspendue dès que se noue une relation sentimentale entre un(e) enseignant(e) et un(e) élève envers lequel (laquelle) il ou elle exerce une responsabilité. Il appartient alors à chaque association d’examiner la possibilité de rétablir la relation d’enseignement et d’en définir les modalités pour garantir le bien-être des personnes concernées et de la communauté dans son ensemble.
3.4. La violence physique
Violation de l’intégrité physique de la victime ou des êtres et des objets qui lui sont chers.
3.5. L’abus psychologique
La maltraitance émotionnelle peut être aussi destructrice et dommageable que la violence physique, et avoir de graves répercussions sur la santé mentale. Elle est souvent utilisée comme un moyen de maintenir le pouvoir et le contrôle sur quelqu’un.
Ceci étant, la maltraitance émotionnelle peut impliquer :
- la violence verbale : insultes, jurons, intimidations, accusations ou menaces ainsi que le fait de mentir, jaser, harceler, diffamer, exprimer et/ou diffuser des soupçons ; la diffusion d’écrits et de publications unilatérales : par exemple, l’envoi de courriers électroniques concernant une personne à son insu ou l’utilisation de propos dénigrants sur les réseaux sociaux ;
- le rejet : rejeter constamment sans justifications des pensées, des idées ou des opinions.
3.6. L’abus social
L’abus social consiste à empêcher une personne d’avoir des contacts avec sa famille, ses amis, des prestataires de services et d’autres personnes ou à restreindre ses activités, ce qui accroît son sentiment d’isolement.
Sont considérés comme abus, le fait de
- confiner une personne dans sa maison ou sa chambre contre son gré ;
- empêcher une personne de répondre ou d’ouvrir la porte à des tiers ;
- priver la personne d’accès aux moyens de transports ou de communication ;
- organiser des réunions concernant une personne, sans que cette personne soit informée ou invitée, ni qu’elle reçoive un briefing ou un rapport.
3.7. L’abus financier
Une personne proche de la victime contrôle ses finances et son accès à l’argent, et la maintient dans une situation de dépendance financière.
Les personnes occupant un poste de pouvoir au sein de la Sangha ne doivent pas demander personnellement des donations importantes.
D’autre part, la générosité ne doit pas devenir une source de pouvoir ou de manipulation.
3.8. L’abus institutionnel
Parce qu’une Sangha a, presque par définition, une structure hiérarchique, il est nécessaire d’être vigilant sur les possibilités d’abus institutionnel. Reconnaissant que la structure de la Sangha ne coïncide pas nécessairement avec le cadre juridique d’une a.s.b.l., les aspects suivants méritent une attention particulière :
Confidentialité : La relation entre les élèves et l’enseignant(e) s’accompagne souvent du partage d’informations sensibles et personnelles. Les enseignant(e)s sont donc tenus de garder ces informations confidentielles par respect pour les élèves et la relation. Pour le bien-être de certaines personnes et de la Sangha, les enseignant(e)s devraient, dans des cas exceptionnels, pouvoir discuter de ces confidences avec d’autres enseignant(e)s, avec des enseignant(e)s stagiaires, avec le président ou, si nécessaire, avec des experts. Dans ces circonstances, les enseignant(e)s doivent s’efforcer de garantir la confidentialité de leurs consultations. Les autres personnes responsables s’engagent également à le faire.
Responsabilité et gouvernance : Le maintien du bien-être de la Sangha est la responsabilité commune de tous les membres. Les enseignant(e)s assument également la responsabilité de promouvoir les objectifs de contrôle et de transparence, notamment en matière de finances, de prise de décision et de traitement des plaintes, y compris les questions éthiques.
Transparence : La transparence est essentielle pour maintenir l’équilibre et l’harmonie au sein de la Sangha. Les enseignant(e)s sont attentifs aux conflits d’intérêts potentiels entre les membres de la Sangha et font tout leur possible pour les éviter. Tout conflit d’intérêt important sera immédiatement communiqué aux dirigeants de la Sangha.
3.9. L’abus spirituel
L’abus spirituel consiste à empêcher une personne d’avoir ses propres opinions sur la religion, les croyances et les valeurs culturelles. Ces abus peuvent être fondés sur des arguments religieux (par exemple, l’effet karmique).
Il faut éviter de cultiver des sentiments de supériorité de sa propre tradition bouddhique ou du bouddhisme en général. Les personnes d’autres religions ou traditions philosophiques doivent se sentir les bienvenues dans les Sanghas bouddhiques.
Un(e) enseignant(e) peut utiliser des paroles ou des actions fortes comme outil d’enseignement. Toutefois, il ne doit pas le faire de manière systématique mais avec sagesse, compassion et prudence.
3.10. Situation des bénévoles
Le travail bénévole est important au sein de nos Sanghas. C’est un outil précieux pour le développement des associations bouddhiques et pour le développement personnel des bénévoles. Cependant, il peut y avoir un risque d’abus.
Le travail bénévole doit être structuré de manière à éviter toute forme d’exploitation. Cela peut se faire par exemple en définissant des périodes de travail et de temps libre pour les bénévoles afin d’éviter de leur imposer une charge trop lourde. Cela les protège également contre leur propre enthousiasme, qui pourrait conduire à un sentiment ultérieur d’exploitation. Il ne peut y avoir de travail bénévole régulier au profit de l’enrichissement personnel d’une personne responsable. De la même manière, les bénévoles n’exploitent pas leur travail pour acquérir du pouvoir au sein de la communauté.
CONCERNANT L’ENSEIGNANT(E)
Les enseignant(e)s et les conseillers / conseillères spirituel(le)s reconnaissent que leur rôle entraîne inévitablement une différence de pouvoir dans leurs relations avec les étudiants et les autres membres du Sangha, et que leurs paroles et leurs actions peuvent donc avoir un grand poids. Les enseignant(e)s doivent être particulièrement conscient(e)s du risque d’abus de pouvoir subtil de leur part.
Les enseignant(e)s ne doivent pas abuser de leur pouvoir et/ou de leur position. La responsabilité ultime du maintien de limites appropriées et claires entre l’enseignant(e) et les élèves incombe toujours à l’enseignant(e). Chaque fois qu’il est fait appel à des compétences dépassant le cadre de l’expertise de l’enseignant(e), celui-ci / celle-ci renvoie les étudiants à l’expert(e) concerné(e) (par exemple, dans le domaine de la santé mentale, de la médecine, de la jurisprudence).
Occuper une position d’enseignant(e) peut subtilement faire perdre la notion d’une saine humilité. Un manque d’humilité peut à son tour affaiblir la capacité de l’enseignant(e) à honorer ses responsabilités et à vivre pleinement en accord avec celles-ci.
Les enseignant(e)s veillent à :
- prendre soin d’eux- / elles-mêmes physiquement, psychologiquement et spirituellement ;
- examiner leur propre comportement. Ils / Elles cherchent à maintenir un équilibre entre, d’une part, leur rôle d’enseignant(e) et, d’autre part, leur implication dans leur propre pratique, leur étude du Dharma, leur temps libre et leurs responsabilités familiales.
CONCERNANT LES SALARIÉS ET LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX AU TRAVAIL
Si des personnes appartenant à la structure d’une association sont employées en tant que salariés, elles et leur employeur sont soumis à la loi sur la protection sociale en vertu du contrat de travail.
Le chapitre V bis de la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs dans l’exercice de leur travail (M.B. 18.9.1996) établit un cadre général pour la prévention des risques psychosociaux au travail, dont le stress, la violence, le harcèlement et les comportements sexuels indésirables au travail.
La violence, le harcèlement et le harcèlement sexuel au travail font partie intégrante des risques psychosociaux au travail et sont donc abordés dans le cadre général de la prévention des risques psychosociaux au travail. La section 2 du chapitre V bis est consacrée à ces risques spécifiques (en particulier l’article 32 ter).
La dernière modification de cette législation a été apportée par les lois du 28 février 2014 et du 28 mars 2014.
Voir : Le texte coordonné des articles adaptés de la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs dans l’exercice de leur travail (PDF, 597.38 AR).
Voir aussi : https://emploi.belgique.be/fr/themes/bien-etre-au-travail/risques-psychosociaux-au-travail/dispositions-legales
[1] Emprunt à l’anglais « narrative »: ensemble des récits, croyances et discours dominants au sein d’un groupe ou d’une communauté, justifiant une représentation (subjective) de la réalité. Cette représentation a pour objectif de conforter l’identité, la cohésion et les intérêts du groupe, de la communauté ou de ses leaders. Connotations: fables, contes, mythes, fiction.
[2] éfinitions du Internationaal Centrum Ethiek in de Sport vzw (ICES), une organisation reconnue par le Ministre flamand des Sports en matière de la pratique de sport de façon éthique.
Voir : http://www.ethicsandsport.com/
Voir également : http:/voicesfortruthanddignity.eu/be/information/
Règlement intérieur de Dharma City
Préambule
Dharma City est un centre bouddhiste, un lieu privilégié qui accueille toute personne souhaitant étudier et pratiquer les enseignements authentiques du Bouddha, selon la lignée du Longchen Nyingthik du monastère de Dzogchen. À ce titre, l’harmonie au sein de la communauté est particulièrement importante, et les directives suivantes ont pour but de créer un environnement harmonieux et bienveillant.
Tous les membres de la Sangha doivent cultiver l’harmonie et la compréhension mutuelle, et s’efforcer de développer leurs qualités intérieures.
Chaque lama, enseignant et étudiant est individuellement responsable de cultiver sa propre discipline morale, sa stabilité méditative et sa sagesse, conformément au Noble Octuple Sentier.
Notre Sangha étant fondée sur les enseignements du Vajrayāna, la relation enseignant-étudiant a une importance particulière.
Le Centre est un lieu dédié à la pratique spirituelle. Tout le monde est le bienvenu à nos activités, quel que soit son état de santé, et nous ferons de notre mieux pour accompagner chacun avec bienveillance et attention.
Cependant, veuillez garder à l’esprit que nos activités ne visent pas à diagnostiquer, traiter ou prévenir des troubles de santé mentale. Les étudiants et les participants aux retraites doivent consulter un professionnel de santé compétent dès qu’ils en ressentent le besoin.
Règles générales de conduite à Dharma City
- Nous demandons à chacun de s’exprimer et d’agir dans le calme, sans disputes verbales ni violence physique.
- Les lamas et les enseignants ne doivent pas abuser ou manipuler les étudiants.
- De même, un lama ou un enseignant ne doit jamais contraindre un étudiant à une quelconque activité sexuelle contre son gré, ni utiliser des « bénédictions » ou son autorité spirituelle pour justifier un tel acte.
- Les étudiants, les bénévoles et les autres personnes ne doivent pas se voir confier des tâches sans leur consentement.
- Il est interdit de fumer, sauf dans les zones désignées.
- La consommation d’alcool ne doit pas être excessive, et il est préférable de s’en abstenir complètement. Une consommation modérée est acceptée, conformément aux usages culturels. Les autres substances intoxicantes sont interdites.
- Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, nous demandons à chacun de ne pas crier ni parler très fort, sauf lors d’occasions spéciales où cela est autorisé.
Règles générales d’hygiène, de sécurité et d’utilisation des locaux du Centre
- Dans tous les espaces du Centre, y compris le temple, la « Golden Kitchen » et les espaces communs, chacun est prié de veiller à tout moment à éviter tout risque d’incendie. Les feux ouverts sont interdits partout, sauf autorisation expresse du Centre. L’encens et les bougies sont interdits dans les chambres et les dortoirs. Dans le temple, seules les bougies électriques sont autorisées.
- Veuillez traiter les biens de la communauté avec le même soin que vos propres affaires.
- Dès votre arrivée au Centre, veuillez respecter le règlement du Centre dans tous les espaces, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs : cuisine, chambres, espaces de vie communs, salles de bains et autres espaces partagés. Aidez-nous à maintenir la propreté de tous les lieux et utilisez les installations avec soin et responsabilité. En cas de dommage, nous vous demanderons de le rembourser, sauf en cas d’usure normale.
- En règle générale, les animaux de compagnie ne sont pas admis, bien que des exceptions puissent être faites dans des cas particuliers.
- Si vous ne vous sentez pas bien et que vous pourriez être contagieux, en particulier si vous présentez des symptômes tels que de la toux ou de la fièvre, nous vous demandons de bien vouloir porter un masque dans les espaces communs afin de protéger les autres.
- Les enfants et les mineurs restent sous la garde et la responsabilité de leurs parents ou tuteurs légaux. En particulier, les enfants ne peuvent utiliser la piscine que sous la surveillance étroite d’un parent ou d’un tuteur. Veuillez noter que le Centre n’assure aucune surveillance dans cette zone.
- Conformément aux règles générales du droit, les tuteurs légaux sont responsables des dommages causés aux biens du Centre par les enfants.
- Nous vous demandons de bien vouloir laisser les espaces communs propres et en ordre après votre passage.
- Veuillez garer votre voiture uniquement dans les zones prévues à cet effet.
- Les groupes utilisant les salles, les installations ou d’autres espaces du Centre pour leurs propres événements sont responsables de leur propre organisation et doivent veiller à ce que leurs participants respectent les règles et les consignes de sécurité du Centre.
- Nous demandons au groupe de souscrire une assurance appropriée pour son événement, ses participants et ses activités.
Veuillez noter que Dzogchen Gelek Palbar Ling ne peut être tenu responsable des accidents ou autres problèmes, sauf dans les cas prévus par la loi.
Règles générales concernant les pratiques et rituels communs
- Lors de votre séjour au Centre, nous demandons à chacun de bien vouloir participer aux pratiques collectives, telles que les tsoks des 10e et 25e jours lunaires, les pratiques du matin et du soir, ainsi que les retraites drubchen, car elles contribuent à préserver et à soutenir la tradition vivante de la lignée du Longchen Nyingthik.
- Nous demandons à chacun de respecter scrupuleusement et sincèrement l’emploi du temps quotidien et les règles de la retraite.
- Lors des retraites ou des séances de méditation, il est demandé à chacun de garder le silence ou de limiter les conversations au strict minimum lorsque cela est demandé.
- Nous demandons aux participants d’arriver à l’heure aux événements et de respecter leurs engagements en matière d’inscription ou de présence.
- Si vous souffrez de troubles de santé mentale ou physique susceptibles d’affecter votre participation à la retraite ou de la rendre plus difficile, n’hésitez pas à en parler aux responsables ou au coordinateur de l’événement. Cela nous permettra de vous apporter le soutien nécessaire.
En cas de non-respect des règles ci-dessus
Nous demandons à chacun de bien vouloir respecter les directives ci-dessus afin que notre vie en communauté se déroule sereinement et harmonieusement. Si une personne, après avoir reçu un avertissement, continue de ne pas respecter les règles ci-dessus ou perturbe délibérément les rituels, les administrateurs pourront prendre des mesures appropriées.
Les conséquences possibles d’un cas de non-respect peuvent inclure :
- un rappel à l’ordre ou un avertissement verbal ;
- une demande de s’abstenir de certaines activités pendant un certain temps ;
- dans les cas graves ou répétés, une demande de quitter le Centre ;
- si nécessaire, la prise de contact avec les services compétents et/ou la police.
- Si quelque chose vous préoccupe ou si vous souhaitez formuler une plainte, veuillez contacter un administrateur au + 32 493 94 95 02 ou un référent en matière d’intégrité à l’adresse integrity.contact.dgpl@gmail.com. La liste des référents en matière d’intégrité est disponible sur https://www.patrulrinpoche.net/fr/code-ethique/ (en bas de la page).
Procédure interne en cas de signalement
Procédure interne de DGPL à suivre en cas de signalement
1) La victime, ou un témoin, contacte une « personne de contact intégrité » par integrity.contact.dgpl@gmail.com (voir détails à la fin de ce texte)
2) La personne de contact intégrité écoute la victime/témoin et évalue la situation.
3) Si nécessaire, la personne de contact intégrité peut rediriger vers des thérapeutes spécialisés.
4) La personne de contact intégrité écoute les autres parties.
5) La personne de contact intégrité dépose un rapport au conseil d’administration.
6) Le conseil d’administration prend des mesures.
NB. En cas d’infraction pénale, sans préjudice de la présomption d’innocence mais à titre de précaution, l’enseignant ou le conseiller bouddhiste sera immédiatement suspendu de ses fonctions.
7) Les administrateurs informent la victime des actions entreprises.
Personnes contact intégrité :
- Nyima Oser (langues : tibétain, français)
- Ann Amiranashvili (langues : anglais, géorgien, russe)
- Antonio Castronovo (langues: français, anglais, italien)
Veuillez écrire à integrity.contact.dgpl@gmail.com
en précisant :
1) avec quelle personne contact vous souhaitez prendre rendez-vous
2) comment vous recontacter
Si vous avez besoin d’un(e) interprète, vous pouvez choisir une personne qui vous semble adéquate, ou nous pouvons vous aider à trouver un(e) interprète. Dans ce cas, veuillez le préciser dans votre message.